ETAPE : le témoignage d’Emma

Dans le cadre du programme de mobilité internationale nommé ETAPE, Emma Gatipon, 22 ans, revient d’un stage de quatre semaines passées dans l’association Mundus de la ville de Badalona en Catalogne. Elle nous livre un court témoignage.

Quelle était ta situation avant ton départ ?

 Après quatre ans d’études supérieures qui m’ont permis d’obtenir une double licence sociologie/sciences de l’éducation, j’ai décidé en mai 2014 de suspendre mes études durant l’année scolaire 2014/2015. Je souhaitais dans un premier temps partir en service volontaire européen en Espagne. L’été est passé et je n’avais toujours pas de réponse positive. L’attente d’un SVE qui ne venait pas m’a fait me remettre en question sur le choix d’une année « sabbatique » et m’a énormément stressée. C’est alors que Pistes Solidaires m’a proposé ce stage à Badalona avec l’association Mundus. C’est une association d’éducation populaire, qui œuvre pour la mobilité des jeunes européens. Ce stage de professionnalisation s’inscrivant dans mon projet professionnel, je n’ai pas hésité, j’ai postulé sans attendre.

En quoi consistait ton stage ?

 L’association Mundus informe les jeunes sur les possibilités de mobilité européenne, et sert elle-même d’organisation d’envoi. En plus de cette première fonction elle promeut l’éducation non formelle qui consiste à apprendre sans passer par les voies classiques. J’ai participé à des événements d’éducation non formelle tels que l’« Human Library ». Nous avons également organisé un café linguistique et un repas interculturel. De plus, nous avons donné deux fois par semaine des cours de français dans un collège de Badalona. Ce fut unes des expériences les plus enrichissantes.logo ETAPE

Comment s’organisait ta vie là-bas ?

 Notre logement et les transports étaient entièrement pris en charge par le projet ETAPE. De plus, dès mon arrivée j’ai reçu 200 euros pour la nourriture.

Je vivais en colocation avec Sophie (22 ans) et Alice (26 ans) deux autres françaises parties dans le même cadre que moi.

Du lundi au vendredi je travaillais avec les membres de l’association et pour la plupart du temps en équipe avec Sophie et Alice. Les week-ends, nous profitions des joies de se trouver à 15 minutes en métro du centre de Barcelone.

En quoi cette expérience a-t-elle été profitable ?

Ce stage m’a permis de découvrir le milieu associatif espagnol, et de participer au fonctionnement d’une association qui œuvre à échelle européenne pour la mobilité des jeunes. J’ai également eu la chance de rencontrer un nombre varié de personnes venant de tout horizon, ce qui est très enrichissant. Cela m’a également permis de prendre confiance en moi et de me rendre compte que j’avais les capacités pour rentrer dans le monde du travail et mener à bien des missions. J’envisage comme prévu de poursuivre mes études dans le domaine du social et de la jeunesse

Comment as-tu connu ce dispositif ?

A la recherche d’un SVE le BIJ d’Hendaye m’a orientée vers l’association Pistes Solidaires. Cette même association m’a proposée le stage à Badalona.

L’organisme Pistes Solidaires t’a accompagnée dans ce projet, comment s’est passée ta préparation au départ ?

Au début j’appréhendais et j’étais stressée, notamment par rapport au travail que j’aurai à effectuer. De plus, même si en ayant grandi à Hendaye, l’espagnol n’était pas une langue étrangère pour moi, j’appréhendais de devoir le parler tous les jours et notamment dans le domaine professionnel. Heureusement, avec d’autres candidats nous avons eu une après midi de préparation au BIJ d’Hendaye avec l’association Pistes Solidaires. C’était très sympathique et cela m’a permis d’avoir des réponses à mes nombreuses questions et d’aborder le départ avec plus de sérénité.

Si ce stage était à refaire ?

Je n’hésiterai pas à re-postuler. C’est une expérience formatrice, qui m’a permis dans un moment de doute de reprendre confiance en moi et d’aborder la suite avec plus de sérénité.

MundusQue comptes-tu faire à présent ?

 Je n’ai toujours pas de Service Volontaire Européen. Je souhaite mettre à profit cette année pour améliorer mon niveau en langue. Je pars avant la fin de l’année au Mexique pour deux mois. Puis en mars 2015 je m’envolerai en Irlande faire du « WWOOFing, » dans le but d’améliorer mon anglais, indispensable pour la poursuite de mes études, et continuer à faire de belles rencontres.

Quels conseils pourrais-tu donner aux jeunes qui hésitent à partir à l’étranger pour une formation, un stage, une mission… ?

Partir à l’étranger est une expérience qui peut faire peur mais d’un point de vue personnel mais aussi professionnel c’est toujours valorisant. Personnellement cela permet de gagner en maturité et en confiance en soi. La rencontre avec un nouveau pays, une nouvelle culture, des personnes différentes, permet de voir et d’appréhender le monde différemment et de gagner en ouverture d’esprit. Professionnellement, partir à l’étranger permet d’améliorer son niveau en langue, mais c’est aussi très bien vu par les employeurs. Partir à l’étranger en stage ou dans un autre cadre, permet de valoriser notre capacité à s’adapter rapidement à un milieu inconnu, ce qui est appréciée dans le monde professionnel. Pour conclure, il faut dépasser sa peur de partir car sortir de sa zone de confort est toujours une belle expérience, au final on ne se souvient que des bons moments.