Projet SOLE
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Le Monmouthshire

Cédric Touzaa, en SVE à Monmouthshire Youth Service pour faire de l'animation auprès des jeunes. Volontaire envoyé par Pistes Solidaires
un article écrit par Cédric, en SVE depuis le mois de septembre au Pays-de-Galles :
C’est cette partie du Pays de Galles que j’ai choisie pour effectuer un SVE de 9 mois. J’effectue ce dernier au sein du Monmouthshire Youth Service (MYS), un organisme chargé d’appliquer une partie des politiques de la jeunesse sur ce territoire. De fait ses tâches sont vastes et ma mission n’en est que plus enrichissante : du travail avec des jeunes potentiellement à risque (le lundi et le vendredi) à l’accompagnement d’ados venus se d’étendre dans un foyer de jeunes (le jeudi) en passant par ma présence aux cotés d’un professeur de français que je seconde.  Je suis ainsi amené à bouger d’un bout à l’autre de la campagne galloise J’acquiers par conséquent de nombreuses compétences dans le domaine de l’animation auprès des jeunes et de leur accompagnement. Mais ce qui motive surtout mon SVE est un besoin pressant d’améliorer mon anglais : après 9 mois en immersion totale je pense ce sera chose faite. Tout cela se fait sans stress dans la mesure ou si, bien sur,  on a des responsabilités, elles ne sont ni écrasantes ni envahissantes.

Mais mon SVE, (et le SVE plus généralement)  ce n’est pas que ça (heureusement). C’est aussi, et peut être surtout, une belle parenthèse durant laquelle je suis libre de voyager, de me faire plaisir, de mettre de la distance entre moi et la France et ainsi de prendre une autre dimension. C’est ensuite des rencontres, qu’elles se fassent avec des Gallois ou avec d’autres volontaires venus des quatre coins de l’Europe (que j’ai rencontrés durant une semaine de training qui rassemblait les volontaires SVE des environs de Cardiff). Notamment parce que mon SVE est aussi synonyme de vie en communauté dans une vaste et très confortable maison que je partage avec un Allemand et un Espagnol. Et ce n’est pas la même chose de vivre en colloc avec des compatriotes et s’organiser avec des personnes de cultures et de sensibilités très différentes.

Tout cela est possible car mon SVE m’offre du « temps », ce temps qui manque parfois pour s’arracher du quotidien.

Une belle parenthèse donc (de celle qui sont rares et qu’il faut savoir saisir) avant de regagner la France en juin  des souvenirs plein la tête.