Léa, live from Croatia !

Me voila déjà à la moitié de mon volontariat ! Le temps passe si vite, mais j’ai déjà fait et appris tellement!

Si les 6 prochains mois sont aussi riches, le bilan de mon année ici sera extraordinaire. Même si ce n’est pas toujours facile, je reste positive et persuadée que chaque expérience est à prendre dans le bon sens.  Tout d’abord je dois dire que pour les vacances de Noel j’ai eu la chance de rentrer en France et de voir ma famille. J’en ai bien profité, il est toujours bon de revoir les gens que l’on aime et de retrouver ses habitudes. Revoir les coteaux, ma ville, le petite village de mes parents et profiter des bons plats de mes parents et amis. De très bons moments, pourtant j’étais heureuse de retourner à Petrinja ! Ma vie ici me plait et dans un certain sens je me sens chez moi ici du moins pour cette année.  En rentrant j’avais encore quelques vacances alors une amie de France, la volontaire basque Ane et sa cousine sommes allé à Belgrade puis Budapest. Très chouette voyage, j’ai été particulièrement marqué par la beauté de Budapest : je vous conseil de la visité ! Cette année est une bonne occasion pour découvrir de nombreux pays et régions. Au mois d’octobre j’ai eu la chance de partir une semaine en Istrie avec ma sœur ! C’est la seule région de Croatie que j’ai réellement visité (mis a part la région de Zagreb ou je suis), et ca m’a vraiment plus ! Il y a tellement d’endroit charmant à voir : Rovinj et son port coloré, Labin et sa vue magnifique mais aussi Motovan et ses minuscules ruelles ! Dans l’un de ces petits villages nous avons rencontre un artiste peintre qui nous a beaucoup plus. Il est aussi architecte et peint beaucoup de bâtiment très colorés.

Donc de très bonnes vacances ou j’ai aussi eu l’occasion de revoir d’autres volontaires rencontres lors du training. La rencontre de gens de pays différents facilite les voyages et provoque des occasions uniques. Par ce biais j’ai eu la chance de visiter Venise le temps d’un week-end.     Concernant le projet de volontariat a IKS, au retour de vacances nous sommes revenue bien motive. Un nouveau spectacle est encours a propos du racisme. Apres quelques heures d’entrainement je crois que l’on est prête à le jouer. Nous avons aussi écrit un nouveau spectacle pour la journée internationale de la femme, le 8 mars. Ce sera un spectacle pour les tous petits, je pense que ce sera très simpa. Nous allons essayer de mélanger nos marionnettes classiques a de nouvelles a base de papiers mâchés et produits recycles. Nous avons aussi commencé des ateliers manuels une fois par  semaine pour les enfants. J’ai put mener les premiers ateliers, et ça me plait énormément! Etant habitué a travailler avec des personnes âgées ou atteintes d’un handicap j’ai été très étonné. Ce n’est pas du tout le même accompagnement, ça me plait aussi beaucoup, j’aime leur créativité et idées insolites. Au mois de novembre on a eu la chance d’aller dans un lycée professionnel. Il s’agissait d’une classe d’adolescents étudiant la couture. On y est allé pour mener un  atelier confection de marionnettes géantes! Excellente expérience car il nous à fallut improviser pas mal, et avec certains jeune de mon groupe j’ai eu un réel échange, nous avons put s’aider les uns les autres et apporter chacun une partie de notre talent. Ces marionnettes étaient destinées aux élèves de la classe de théâtre qui vont aller faire une représentation dans une crèche. J’espère pouvoir voir ce spectacle.

Concernant mon ressentis sur la Croatie je dois dire que j’apprends peu à peu à découvrir le pays, les mentalités. Au début tout semble plus ou moins identique à la France (mis à part la nourriture…) puis peu à peu on ressent les différences. Aujourd’hui je me rends compte de la difficulté que rencontrent les croates. Ici il est très difficile de trouver du travail, et on dirait que la jeune génération n’a pas du tout confiance en leur pays. De ce fait on ressent une profonde démotivation et aucune fierté d’être croate. Je comprends que ce ne soit pas facile, le taux de chômage est énorme, et l’aide de l’état n’est pas suffisant. Alors la plupart des jeunes n’ont plus la motivation pour s’investir dans leur pays, ils se tournent pour la plus part vers l’Autriche et l’Allemagne. En les écoutants on se rend compte qu’ils sont prêt à tout pour quitter leur pays et qu’ils ont en tête un eldorado. Et pourtant, les croates méritent d’être fier d’être croates et de tourner la page au passer pour aller de l’avant et enrichir leur pays encore et encore. C’est l’idée principale de Udruga IKS, impulser du dynamisme, injecter au jeune une dose d’espoir et aider les gens à s’investir affin de faire avancer le pays. Le travail est encore grand, mais je crois que rien que d’ouvrir ses portes aux volontaires de différents pays est déjà un petit pas en avant. Les villageois de Petrinja peuvent ainsi voir que leur petite ville est attractive, que l’on peut y apprendre beaucoup de choses et même y trouver une vraie beauté.