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L’équipe du Paraguay nous raconte son aventure en SCI

Aujourd’hui, nous retrouvons l’équipe du Paraguay, Lisette, Margot, Antoine et Alexandre nous racontent leurs aventures en service civique international.

 

1- Pouvez-vous nous décrire un peu vos activités ?

Notre mission ici est de s’occuper de la vie d’un « Hogar », foyer d’accueil de mineurs. On y est 6 heures par jour et nous avons plusieurs possibilités d’activités.

Le matin, la plupart des enfants sont à l’école, on s’occupe donc des tout petits qui ne sont pas encore scolarisés. L’après-midi, seulement quelques-uns sont à l’école, on s’occupe alors de tous ceux qui sont là. On est amenés à faire de l’aide aux devoirs, à aider à la cuisine ou au nettoyage, à jouer avec eux, au ballon, volley…

On a également comme mission d’organiser et de ranger les lieux de stockage (de nourritures, de jouets, de vêtement…), et d’aider au maintien du Hogar.

2- Quelles compétences avez-vous renforcées ou développées ?

Ce service civique m’a permis de développer ma flexibilité. La vie paraguayenne ainsi que le changement de missions ont mis à rude épreuve ma capacité d’adaptation, mais elle en ressort bien plus forte. 

Pour la première fois, j’ai donné des cours. Cette expérience a été pour moi l’occasion d’apprendre à transmettre mon savoir. Mais surtout, j’ai décidé d’être à l’écoute des deux jeunes filles à qui j’enseignais, pour comprendre leurs réticences dans l’apprentissage et agir de la meilleure manière possible pour leur donner envie d’apprendre.  (Lisette) 

Pour ma part, l’apprentissage de l’espagnol reste la principale compétence que je développée ici. Ensuite, tout le travail avec les enfants m’aide à développer mon approche face à ce type de public. Comprendre comme ils fonctionnent et comment réagir face à des jeunes qui ont subit des violences physiques, morales, ou les deux. C’était assez déstabilisant au début, mais on s’y fait et on leur apporte au mieux ce dont ils ont besoin. Enfin, de travailler avec des Paraguayens m’a apprit la patience, l’adaptation, la flexibilité, mais aussi et surtout le lâcher prise ! (Margot)

J’ai pu développer mon organisation personnelle, ma capacité à prendre des décisions et le relationnel avec des enfants, de tout âge. (Antoine) 

J’ai pu développer la compétence de travailler avec des enfants, j’ai aussi développé mon espagnol ainsi que l’intégration dans une structure sociale. (Alexandre) 

3- Quelles sont vos meilleures découvertes dans votre pays d’accueil ? 

Le travail au Hogar Guadalupe m’a permis de rencontrer Florentina Ramirez, sa directrice, qui est une personne exceptionnelle. Elle donne tout son temps et toute sa personne pour améliorer le Hogar, foyer qu’elle a créé, et la condition des enfants qui y sont recueillis. C’est une personne pleine de bonnes intentions et qui lutte pour arriver à ses fins malgré son manque de moyens. Elle, ainsi que sa famille, et tous les enfants du Hogar, ont été une merveilleuse rencontre lors de ce service civique. (Lisette)

Tout d’abord, je dirai les enfants du Hogar. Alors qu’au début, on est arrivés dans ce lieu plein d’enfants de tous âges, des calmes, des violents, des tristes, des motivés. Il y en avait partout, tout le temps ! C’était hyper intense et on avait l’impression de découvrir chaque jour une nouvelle tête. Aujourd’hui on connaît tous les enfants par cœur. On connaît en plus l’histoire de la plupart, on sait comment ils sont, comment ils réagissent et le rôle de chacun dans ce hogar. C’est un vrai bonheur d’apporter notre présence, car ils sont contents de nous voir chaque jour et nous aussi.

Ensuite, en termes d’excursion, mon plus beau souvenir reste pour l’instant les chutes d’Iguaçu. A la frontière entre le Brésil et l’Argentine, des cascades impressionnantes dans un paysage merveilleux. C’est un endroit splendide, vraiment. (Margot)

Pour moi, ce sont les chutes d’Iguaçu, le terrere (maté froid), leur barbecue ! Et les gens du foyer où on travaille, leur propre histoire et leur accueil. (Antoine) 

Mes meilleures découvertes  sont certainement les chutes d’Iguaçu, la ville d’incarnation avec les ruines jésuites et la « cancha » qui sont les stades de foot d’Asuncion avec une ambiance sud-américaine. (Alexandre) 

4- Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans votre pays d’accueil ?

La langue. J’ai appris l’espagnol en Espagne et j’ai été surprise du nombre de mots et d’expressions qui changent au Paraguay. Il faut être à l’écoute et ne pas avoir peur de dire que l’on ne comprend pas pour avancer rapidement dans cette nouvelle manière de parler espagnol. (Lisette)

Je pense que c’est le rapport à la religion qui m’a le plus surpris ici. Je savais en venant que la religion était très importante au Paraguay, mais j’ai quand même été surprise de voir dans le Hogar des statuts de la vierge dans chaque pièce, d’assister à une prière faite par Florentina aux enfants et de devoir répondre à la question « crois-tu en dieu ? ». On a également eu des discussions avec les enfants de Florentina, qui vivent au Hogar, pour essayer de comprendre leur rapport à la religion, c’était très intéressant, mais assez déstabilisant. Par exemple, on leur dit à l’église que quelqu’un qui ne croit pas est forcement mauvais, quand ils ont appris que nous ne croyons pas tous en Dieu, ça les a énormément surpris. (Margot)

Les rues vides les week-end ! Et la générosité des gens. (Antoine) 

La chose qui m’a le plus surpris est certainement le mode de vie paraguayen avec son rythme très particulier. (Alexandre) 

 

Une anecdote à partager ?   Le Paraguay est un pays qui gratte !! Entre les poux et les moustiques, on ne s’en sort pas… Mais on apprend à vivre avec, et on arrive même à se débarrasser de ces sales bêtes.

Je suis allé à l’hôpital pour un kebab mal passé, pas très rigolo ! (Alexandre)