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Senior Plus : le retour des aventuriers

Ils sont (presque) tous là, de retour de trois semaines de mobilité dans un des 3 pays européens associés au projet Senior +. Ils se saluent en italien, en anglais, s’interrogent en mode humoristique sur leurs expériences, se lancent dans le récit de leurs aventures en tant que volontaires.

Le document réglementaire d’évaluation en deviendrait incongru, tant leurs sourires et leurs exclamations parlent d’eux-mêmes. Pourtant, il faut canaliser l’émotion, prendre le temps d’analyser ce qui a plu, mesurer les avancées de chacun.

Ont-ils découvert de nouveaux métiers ou exercé des taches nouvelles ?

Oui pour la majorité : certains ont  travaillé dans une cuisine collective d’un centre d’accueil de personnes pauvres, d’autres ont découvert le travail social, la permaculture ou l‘accompagnement de personnes autistes, l’enseignement du français à des migrants. L’une regrette qu’on n’ait pas fait plus appel à ses compétences sur place.

Ont-ils développé de nouvelles compétences ?

Des compétences linguistiques assurément, et les habiletés interculturelles pour presque tous. L’autonomie pour quelques-uns. L’un d’eux ne se savait pas capable de tant de  débrouillardise.

Comment mesurer des succès d’intégration ?

L’un se dit enchanté de conversations avec d’autres qui l’ont fait progresser, la plupart saluent la bonne ambiance du bénévolat et l’esprit d’équipe. Certains s’étonnent d’avoir été si rapidement été acceptés, y compris par des personnes dont les troubles psychologiques sont parfois considérés comme un frein à la relation avec l’autre. Un autre évoque, avec une nouvelle motivation, sa décision d’aller plus loin dans la voie qu’il a découverte lors de son séjour en mobilité. L’une a décidé de retourner dans le pays qu’elle vient de découvrir, et d’y chercher un emploi, dans le domaine qu’elle a pratiqué avec plaisir dans le pays qui l’accueillait. Tous sont bien d’accord : la langue n’a jamais été un frein aux échanges et à la connexion avec de nouveaux réseaux.  Qui a dit que le Français avait une réticence aux langues et cultures  étrangères ?

Ont-ils rencontré des difficultés, personnellement, pendant ces trois semaines dans un pays autre ?

Parfois de la fatigue, tant le bénévolat pouvait être intense pour deux d’entre eux, qui ont remis les pendules à l’heure sur place, d’ailleurs. Ce sont aussi des seniors…

Ce séjour a-t’il eu un impact sur eux ?

Le plus simple est de retranscrire leurs paroles : nouvelle motivation ; plus d’énergie ; j’ai fait l’apprentissage de la cuisine d’un autre pays ; j’ai remis en question mon quotidien ; j’ai envie de repartir et de renouveler l’expérience ; je voudrais  continuer et m’engager plus dans l’humanitaire ; un enrichissement culturel ; j’ai reprise l’étude de l’anglais ; je me suis mise à l’italien : oui : plus d’assurance personnelle ; j’ai perdu du poids ; j’ai retrouvé de l’autonomie ; je me suis vu obligé de réfléchir autrement. Une seule n’a rien dit…

Un bémol ? Deux peut-être…

Tout ne s’est cependant pas déroulé sans anicroche et les motifs de déplaisir existaient. Vivre pendant 3 semaines avec une personne hier inconnue n’est pas forcément une expérience toujours heureuse. Ils sont 3 à regretter le temps de mission : trois semaines, c’est trop court pour s’adapter puis donner la pleine mesure de ses compétences dans une mission. Deux ont la nette impression d’avoir été considérés comme des salariés par une association locale qui a peut-être oublié les valeurs de son engagement initial ; ils ont donc recadré les choses sur place.  Dans un autre pays, c’est l’inverse qui s’est produit et les volontaires ont regretté de ne pas être suffisamment sollicités sur place. Quelques associations locales ont éprouvé de la difficulté à cadrer avec précision leur mission de volontaires. Aucun n’a parlé des aspects pratiques de transport, d’hébergement ou de loisirs ; c’est donc que de ce point de vue, aucune difficulté n’a été rencontrée.

Conclure en revenant aux objectifs de ce programme européen

L’un est catégorique : « C’est bien, ce Erasmus+ ! ». La majorité trouve l’expérience géniale. L’accueil des partenaires de Pistes Solidaires a été particulièrement apprécié, et unanimement. La satisfaction est entière pour la plupart et débouche sur une autre façon d’envisager le cours de leur vie pour certains. Comme si cette expérience avait cristallisé ce que certains portaient déjà en eux-mêmes.

Découvrez sans plus attendre le livret rédigé par l’équipe de Pistes-Solidaires qui permet de suivre le projet dans son intégralité, étape après étape !