Tell Your Story bilan du séminaire à Palerme
Tell Your Story : Bilan du séminaire en Sicile
6 octobre 2017
Yo Sé : La Colombie et le Paraguay chez Pistes Solidaires
19 octobre 2017
Voir tout

Senior Social Entrepreneuring : Première rencontre solidaire

Senior Social Entrepreneuring rencontre avec ISard Cos OGFA et l'Accorderie

Dans le cadre du projet européen Senior Social Entrepreneuring, qui vise à promouvoir l’innovation sociale à travers l’action des Seniors, Pistes Solidaires participe à une action en commun avec l’Accorderie, l’OGFA et Isard Cos. Ce projet, centré sur l’échange de services entre particuliers palois, réfugiés et demandeurs d’asiles, a été au cœur d’une première réunion qui s’est tenue lundi 16 octobre 2017 au centre social de La Pépinière.

Une douzaine d’Accordeurs (c’est ainsi qu’on appelle les membres de l’Accorderie) ont rencontré pour la première fois une petite dizaine de personnes étrangères nouvellement arrivées sur notre territoire. Sous l’œil des animateurs de l’OGFA, de deux jeunes filles effectuant leur service civique à Isard Cos, et de Pistes Solidaires, venus prêter main forte à la traduction. L’arabe, l’anglais et le russe sont nécessaires pour que Libanaise, Afghan, Arméniens et Albanais suivent les échanges et saisissent un concept qui n’a pas toujours cours dans d’autres cultures. Non pas que le bénévolat ou l’échange de services n’existent pas ailleurs que chez nous, mais ils se pratiquent traditionnellement, sur d’autres bases.

Marlène, animatrice de la soirée, après avoir projeté un court film, très didactique, sur le principe de l’Accorderie, a laissé chacun des participants se présenter. Les Accordeurs totalisent une belle somme de compétences : du petit bricolage à la maîtrise des langues, en passant par le magnétisme, l’aide au déménagement, droit des femmes, enseignement du français, histoire de la gastronomie, aide administrative, etc. Ils ont aussi évoqué leurs besoins, comme le jardinage. On s’aperçoit très vite que ce qui est dit trouve écho chez les demandeurs d’asile, qui ont réagi en présentant à leur tour leurs savoir-faire : cuisine, accompagnement à la naissance, garde d’enfants, traiteur, couture, etc… Eux aussi ont évoqué leurs besoins : cours de français en premier lieu, mais aussi (et surtout ?), besoin de rencontres humaines et d’utilité sociale.

Autour d’un verre de jus de fruit, les échanges personnels se sont tissés préparant déjà la suite : l’Accorderie va maintenant travailler à mettre en relation chaque personne avec son parrain accordeur ; c’est à partir de maintenant que l’opération commence vraiment… Avec un but en tête : mutualiser demandes et offres de services que tous participeront à satisfaire, sur une base non-monétaire.

N’est-il pas réjouissant d’observer le démarrage d’une belle entreprise ?