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Confessions d’Oïhana et Edouard en SCI au Vietnam

Est venu le moment de découvrir les aventures de Oïhana et Edouard au Vietnam pour leurs missions de service civique international.

 

Leurs missions sont variées, ils donnent des cours d’anglais aux salariés de l’ONG dans laquelle ils sont, ils contribuent également à promouvoir l’ONG en aidant l’équipe du fundraising (collecte de fonds) dans diverses activités, pour cela, ils participent à des concours de fonds internationaux (écriture de textes, création de montages vidéo), ils servent aussi de guides touristiques pour les donateurs. Ils font aussi de la traduction de lettres de parrainage en anglais et en français. Nos deux volontaires ont un agenda bien rempli et participent même à des activités ponctuelles liées à l’ONG, comme la distribution de cadeaux pour les enfants et les couturières avant la fête du Têt.

 

Même si leurs aventures au Vietnam ne sont pas terminées, Oïhana et Edouard ont déjà pu en retirer des bénéfices considérables qui les aideront certainement dans leur future vie professionnelle mais, aussi tout simplement dans leur vie personnelle. Oïhana a amélioré sa patience et le contrôle d’elle même, elle s’est rendue compte qu’elle était plus sociable qu’elle ne le pensait, elle se sent en effet très bien intégrée dans l’ONG. Elle admet aussi avoir renforcé sa capacité d’adaptation en faisant face aux différences de culture, de confort, de climat mais avoue volontiers que les personnes sont « à la fois magiques et très différentes ». Edouard, lui, a développé sa capacité à faire face aux situations imprévues, diverses méthodes d’enseignement informelles et à pu jusqu’à présent renforcer les compétences qu’il avait déjà acquises dans le passé comme la prévoyance, la rigueur, le sens de l’économie, la sociabilité et l’échange interculturel.

 

Leurs meilleures découvertes ? Pour Oïhana, ce sont les paysages qu’elle a découverts, comme le Delta du Mekong qu’elle trouve très varié, les rizières, les palmiers, les fleuves… Elle nous confie également adorer les gestes d’attention qu’ont les vietnamiens envers elle, qu’elle nous décrit comme peu tactiles. Enfin, la façon dont l’ONG l’a intégré est une belle découverte pour elle.

Pour Edouard, c’est aussi la beauté du paysage et sa grande diversité, mais pas que, il apprécie également l’ouverture d’esprit et l’accueil de la population locale, la nourriture « riche, variée et délicieuse » et le fait de vivre en milieu rural, hors des zones très touristiques lui permet de se rendre réellement compte de la réalité du pays.

 

Ce qui les a le plus surpris ? Les habitudes très différentes de la France pour Oïhana, elle nous donne l’exemple des manières à table, inversées aux nôtres : ne pas s’attendre avant de manger, mettre les coudes sur la table, manger la bouche ouverte et bruyamment.

Edouard a été déçu du point de vue environnemental et hygiénique, il pense qu’il y a beaucoup de choses à améliorer comme les déchets sur les routes ou dans les rivières, le manque de poubelles dans les lieux publiques ou encore la trop grande utilisation du plastique. Il avoue aussi avoir ressenti de l’inconfort, les premiers temps, d’être constamment observé par la population locale. Enfin, il s’est rendu compte que le Vietnam n’était pas autant traditionnel et spirituel qu’il le pensait, les vietnamiens sont, selon lui, plus occidentalisés que ses voisins cambodgiens et laotiens.

 

Il nous partagent chacun une anecdote :

« Tellement d’anecdotes … si je dois en choisir une, ce sera l’accueil du petit (18 mois je crois) des hôtes de l’hôtel après mon retour des vacances du Têt. Cela faisait 2 semaines que je ne l’avais pas vu et quand je suis rentrée il a couru vers moi et s’est jeté dans mes bras. Depuis il a pris l’habitude de m’appeler et de me demander de le prendre dans les bras. Je ne peux pas décrire à quel point j’étais touchée et heureuse à ce moment. » Oïhana

« Le fait d’arriver au Viêtnam après 3 années d’attente et de préparation et de ressentir une sensation bizarre et étrange, ce que je n’avais pas imaginé à la base. Cette sensation se traduit par un mélange entre l’émerveillement, le stress, la méfiance et la frustration de ne pas pouvoir communiquer dans leur langue. De plus, le manque de sommeil, la chaleur et l’humidité avaient fortement influencé mon ressenti du pays le premier jour. En revanche, maintenant que j’y vis depuis plus de 3 mois et grâce au charme et à l’accueil des populations locales et notamment de notre ONG, mon amour pour ce pays et l’envie de vouloir l’améliorer (au plan environnemental) n’ont jamais été aussi forte que maintenant. Je n’aurai jamais pensé que mon séjour serait aussi riche, enrichissant et satisfaisant. » Edouard