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“A l’étranger tu n’es plus la même personne que chez toi, tu es dans un autre monde.”

Volontariat Service Civique International Vietnam Développement local

Elle a 26 ans, s’appelle Oihana et vient de Lembeye, un village dans le sud-ouest de la France. En décembre 2017, elle part pour la première fois à l’étranger, direction Long Mỹ au Vietnam, où elle s’engage en Service Civique International pendant cinq mois dans une association qui aide des locaux en difficulté financière.

Que faisais-tu avant de partir en volontariat ?

Je ne suis jamais trop sortie de ma région. J’ai grandi à Lembeye, j’ai fait mon lycée à Aire-sur-Adour, puis je suis allée à l’Université de Pau, la plus proche de chez moi. Je n’avais même jamais pris les transports en commun. Un jour, alors que j’étais encore étudiante, Pistes Solidaires est venue faire une intervention dans mon université pour parler de mobilité, de volontariat, d’expérience internationale.
Au début je voulais leur demander de l’aide pour trouver un stage de fin d’étude, et puis finalement de fil en aiguille, on en est venus à parler du Service Civique International, qui permet de partir dans un cadre bien précis, avec une formation au départ et au retour de quinze jours chacune, ce qui était idéal pour moi qui n’avait jamais vécu ce genre d’expérience. Donc j’ai postulé, et j’ai eu de la chance, j’ai été acceptée !

Comment tu te sentais avant de partir ?

Pour moi, les quinze jours de préparation au départ m’ont beaucoup aidée : j’ai appris plein de choses, plein de façons de communiquer, de prendre du recul, j’ai rencontré mon binôme qui partait sur le même projet…
Et puis l’équipe de Pistes a vraiment pris le temps de me connaître, ce qui m’a aidé à avoir confiance dans l’expérience, car je savais que j’étais encadrée par des gens sérieux. Bon, deux jours avant de partir, j’étais quand même stressée, c’est sûr ! Mais une fois arrivée au Vietnam j’ai décidé de faire confiance, et tout a bien marché.

Peux-tu nous décrire ton quotidien au Vietnam ?

Une journée typique, au Vietnam, ça n’existe pas ! Il faut toujours s’attendre à ce que le programme soit chamboulé.
Mes missions étaient principalement de soutenir l’association qui nous accueillait sur place, en donnant des cours d’anglais à l’équipe par exemple, en faisant des traductions du français vers l’anglais, en cherchant de nouveaux sponsors… Mon niveau d’anglais n’était pas parfait, mais j’essayais d’organiser des jeux, des activités ludiques, pour que ce soit convivial.
Parfois, j’allais aussi faire des interventions dans des écoles aux alentours aussi, ou alors nous partions à la rencontre des familles que l’organisation aidait grâce à des micro-crédits notamment. Il y avait toujours quelque chose à faire, c’était très intéressant.
Et puis, ce qui est top avec le Service Civique International, c’est qu’on a des week-ends et quelques jours de vacances : du coup, à la fin, j’ai pu explorer le Vietnam pendant une dizaine de jours avec d’autres volontaires, c’était génial.

Volontariat Service Civique Vietnam repas culture
Comment ce volontariat t’a-t-il impactée personnellement et professionnellement ?

Cette expérience au Vietnam m’a confortée dans l’idée que je refuse de travailler dans un secteur sans âme, industriel. Je veux travailler avec des gens qui s’intéressent aux autres, qui s’intéressent à la nature et à leur environnement. Suite à mon service civique international, j’ai participé au programme Take-Off de Pistes Solidaires, et je suis partie un mois en Bulgarie, plus précisément à Sofia, la capitale, dans le cadre du Corps Européen de Solidarité. Encore une fois, ça m’a beaucoup enrichi, et maintenant j’aimerais pouvoir construire mon propre projet de volontariat pour aider les autres à concrétiser leurs envies.

Que dirais-tu à quelqu’un qui hésiterait à partir ?

Si c’est la sécurité qui te fait peur, fonce ! La chance de partir avec Pistes Solidaires, c’est qu’on est hyper bien encadré. Si c’est le fait de partir loin, pourquoi ne pas commencer par une destination en Europe ? Et si c’est ta timidité qui pose problème, juste, prends ton sac-à-dos et fais le, car à l’étranger tu n’es plus la même personne que chez toi, tu es dans un autre monde.