AUTISM-VR
25 mars 2021

Prévenir les discriminations envers les femmes et les jeunes filles musulmanes

La laïcité est souvent appréhendée sous un prisme parfois faussé, raison pour laquelle elle est souvent mal comprise. Cette particularité française, vraiment unique au monde, nous positionne dans une relation au fait religieux parfois ambivalente.  Nous sommes conscients que la laïcité garantit la liberté de conscience. Nous sommes attachés à la laïcité qui sépare le fait religieux, du strict domaine privé d’une personne, des affaires publiques et de l’État, qui doivent demeurer des espaces neutres face à la région. Nous sommes fiers de la laïcité qui créée l'égalité de toutes les personnes devant la loi sans distinction de religion ou de conviction.

Nous sommes peut-être moins conscients que la laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d'expression de leurs croyances ou convictions, qu’elle ne rejette pas la religion et garantit d’ailleurs le droit d'avoir ou non une religion, de pouvoir en changer ou de ne plus avoir de religion.

La laïcité nous protège. Elle garantit le libre exercice des cultes et la liberté de religion, mais aussi la liberté en matière de religion : nul ne peut être contraint de respecter des dogmes ou des prescriptions religieuses.

L'ignorance de ce qu'est la laïcité crée un climat parfois contraire à ses principes de tolérance et d'acceptation mutuelle et réciproque. Pire encore, les fondements de la laïcité sont parfois menacés par un ensemble de discriminations portées aux Autres au nom des valeurs républicaines. Parmi ces discriminations, celles dont sont victimes les jeunes femmes musulmanes sont parmi les plus nombreuses, récurrentes et croissantes. Ce constat est valable pour la France, pays laïc, mais aussi dans de nombreux autres pays européens, y compris ceux dont la société est organisée en communautés. 

Ces dernières années, les épisodes de discours haineux et les attaques islamophobes contre les communautés musulmanes en général ont augmenté dans toute l'Europe et, malheureusement, la majorité de ces épisodes ne sont pas signalés aux autorités. Le projet MEET s'adresse spécifiquement aux femmes et aux filles car elles sont en fait une cible particulière de ces attaques discriminatoires et elles souffrent d'une discrimination inter sectionnelle fondée sur de multiples motifs : religion, genre, ethnicité.

Le projet MEET questionne en quoi et comment nous pouvons être en mesure de lutter contre les discriminations faites aux femmes et notamment jeunes femmes musulmanes.

Il vise plus particulièrement à contribuer à la prévention de la discrimination à l'égard des femmes et des jeunes filles musulmanes en adoptant un langage adapté aux jeunes via les médias sociaux dans les pays partenaires du projet.

LES PRINCIPALES ACTIONS DU PROJET
1- Mise en place d'observatoires locaux sur l'islamophobie afin de surveiller les actes de racisme et de discrimination et de proposer des plans d'action aux autorités locales
2- Ateliers sur la réalisation de vidéos et l'éducation au débat pour créer un vivier de jeunes défenseurs de l'équité
3- Activités de plaidoyer par l'engagement des institutions européennes sur l'application du cadre juridique de l'UE

4- Diffusion d'une campagne de contre-récits pour lutter contre l'islamophobie envers les femmes et les filles

16 octobre 2020
MEET ATELIER JEUNES LUTTE CONTRE L'ISLAMOPHOBIE

MEET : la lutte contre les discriminations en action !

Laïcité, diversité, vivre ensemble : des mots que nous entendons souvent de nos jours mais les comprenons-nous vraiment ? La […]