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En piste pour la Slovaquie avec Lisa !

En septembre 2021, Lisa s’est envolée pour 4 mois à Trstena en Slovaquie, destination l’association Oz Viac ! À l’approche de la fin de son expérience, elle témoigne sur cette aventure exceptionnelle.

Le volontariat en Slovaquie, c’est comment ?

« Après ces trois mois et demi de volontariat en Slovaquie avec VIAC, je peux aisément revenir sur ma mission avec beaucoup d’enthousiasme. Si j’avais pu me sentir quelque peu inquiète avant de partir, en me posant des questions telles que : est-ce que je vais aimer réaliser cette mission ? Comment je vais me sentir en Slovaquie pendant autant de temps ? Vais-je en revenir satisfaite ou déçue ?

Maintenant, je peux répondre à toutes ces interrogations par la positive. En effet, je pense que cette mission m’a beaucoup apporté, je suis heureuse de l’avoir vécue et je sais que cette expérience me sera très utile dans ma vie future. Je me sens plus mature maintenant, plus confiante en moi-même et plus ouverte d’esprit. »

Un moyen de s’affirmer

« Si je devais revenir plus précisément sur ce que j’ai pu réaliser durant ma mission, je dirais que chaque activité a été pour moi un moyen de m’affirmer. Lors des cours particuliers de langue que j’ai pu donner à des adolescentes, en français et en anglais, j’ai appris à m’organiser, à enseigner, à être pédagogue sans être stricte et surtout à forger une relation presque amicale avec ces jeunes filles. J’ai également eu l’occasion d’assister une professeure de français lors de ses cours dans un collège d’une ville alentour. Cette expérience m’a beaucoup plu, car j’avais réellement l’impression de donner l’opportunité à ces élèves de rencontrer une Française.

Ensuite, je pense avoir énormément appris sur moi-même et sur les autres en travaillant avec une des dames de VIAC, Lenka, que j’accompagnais lors d’ateliers cuisine pour des mamans. Ces dernières venaient y apprendre des recettes et plus globalement partager un moment de sociabilité. J’accompagnais également Lenka pour distribuer de la nourriture à des familles dans le besoin avec lesquelles nous passions aussi un moment afin de les aider dans leurs tâches ménagères.

J’ai particulièrement apprécié me rendre dans des classes de maternelle, je préparais parfois des activités à réaliser avec les enfants, mais c’est surtout un moment de rencontre, de jeux, d’aide et d’affection avec eux. De plus, au fil de ma mission, on m’a donné des activités plus ponctuelles, telles que réaliser des vlogs ou des contenus numériques pour l’organisation, cuisiner pour l’organisation, broder des sacs que l’on offrirait à des familles de la région, dessiner des cartes de vœux pour les fêtes de Noël… Toutes ces activités m’ont enrichi, je me suis sentie vraiment utile. »

De nouvelles compétences

« J’ai acquis de nouvelles qualités qui représentaient pour moi des difficultés avant. Je me sens plus à l’aise avec les gens, je suis plus sociable, moins timide. J’ai appris à toujours m’adapter à la situation dans laquelle je me trouvais et aux gens avec qui j’étais. Qu’ils soient des enfants de tout âge ou bien adultes. Tout au long de ces quelques mois, j’ai essayé de remplir ma mission au maximum, ce qui signifiait d’être volontaire et impliquée.

J’ai parfois eu vraiment l’impression de travailler, ce qui m’a permis de me sentir légitime et donc d’avoir confiance en moi devant des gens plus âgés. Je pense que pour l’une des premières fois de ma vie, je me suis vraiment sentie adulte et vue comme telle. Et même en dehors de mes activités à l’organisation, mes temps de repos ont été une façon pour moi de savoir comment m’organiser dans ma vie quotidienne.

Durant ce temps-là, j’en ai profité pour cuisiner, faire du sport, lire ou m’informer sur des sujets qui m’intéressaient, voyager. Le genre de choses que je n’avais pas eu l’occasion de faire depuis longtemps. En effet, pendant deux ans, je suis allée en classe préparatoire et je n’avais presque pas de temps pour moi. Ainsi, je ressors de cette mission avec une grande dose de positivité. »

Un vrai challenge

« Bien sûr, cela n’enlève pas quelques difficultés que j’ai pu rencontrer à certains moments.

La barrière de la langue a été l’une des plus importantes, surtout au début où je ne comprenais rien au Slovaque. Au fur et à fur mesure, bien que je ne sois toujours pas capable de tenir une conversation en slovaque, j’ai appris à communiquer autrement. De plus, et ceci est lié à la langue, lorsque je suis arrivée, je trouvais les gens particulièrement fermés et froids. Que ce soient les habitants de Trstena ou les personnes de l’organisation. Cependant, je me suis rendue compte qu’avec le temps les gens s’ouvraient à moi et me faisaient confiance, ce qui a rendu mes relations encore plus fortes et amicales avec certains d’entre eux. Le fait d’être dans une région très rurale, ne m’a jamais réellement posé problème, mais parfois le manque d’activité et de dynamisme pouvait me peser.

Cependant, je n’ai jamais envié les volontaires qui étaient dans des grandes villes telles que Bratislava. J’ai toujours vu cette mission comme un moment de « retraite » pour moi, où je voulais faire une pause dans ma vie. Je souhaitais me consacrer aux autres et la véritable rétribution fut la joie partagée. »

Un souvenir ineffaçable

« Je me souviendrais toute ma vie de cette ville, de ces gens, et de l’état d’esprit que m’a apporté cette mission de volontariat. Ce souvenir dessinera toujours un sourire sur mon visage. »